Attention au surendettement!

La récente augmentation du taux directeur de la Réserve fédérale américaine, affectueusement appelée la FED, qui vient de passer à 2,5 %, laisse présager une autre hausse des taux d’intérêt au Canada.

Ceci veut dire que les ménages vont devoir consacrer une plus grande part de leur revenu au remboursement de leurs dettes.

Si la FED agit de la sorte, c’est pour stopper l’inflation, mais il faut comprendre que cette augmentation pourrait sérieusement impacter les consommateurs moins prudents qui se sont lourdement endettés au fil des ans.

Et ils sont de plus en plus nombreux à devoir se serrer davantage la ceinture pour arriver à satisfaire à leurs obligations.

Selon Statistiques Canada, les Canadiens doivent désormais consacrer en moyenne 14,5 % de leur revenu net au remboursement des sommes empruntées. Près de la moitié de ces montants ne fait que couvrir les intérêts, ce qui veut dire que près de 7 % du revenu annuel d’un ménage sert à rembourser les intérêts pour un prêt hypothécaire, l’achat d’une voiture et d’autres types d’emprunts.

Le coût de la vie

Si certaines habitudes de consommation expliquent en partie cette augmentation, la hausse du prix de l’immobilier dans les grandes villes telles Toronto, Montréal et Vancouver, est largement responsable de la hausse du niveau d’endettement moyen.

Les ménages canadiens doivent en moyenne 1,74 $ pour chaque dollar gagné. Dit autrement, un ménage canadien doit en moyenne 174 % de son revenu annuel.

Cet état de fait inquiète les économistes qui au vu d’une potentielle hausse des taux d’intérêt en 2019, en craignent les contrecoups, car un niveau élevé d’endettement jumelé à une hausse des taux d’intérêt pourrait freiner la consommation donc ralentir l’économie dans son ensemble.

Certains signes ne trompent pas

Les consommateurs commencent d’ailleurs à réduire leur train de vie en témoignent les plus récentes données publiées par Statistiques Canada.

On peut notamment y lire que « La demande de prêts hypothécaires enregistrée au cours des premier, deuxième et troisième trimestres de 2018 a diminué de 43,2 % par rapport à la même période en 2017. La demande de crédit à la consommation (-0,5 milliard de dollars) et de prêts non hypothécaires (-0,1 milliard de dollars) a également diminué au troisième trimestre. »

La prudence semble donc gagner les esprits et c’est tant mieux, car, de l’aveu même du directeur de la Banque du Canada Stephen Poloz, les taux d’intérêt vont continuer à grimper de manière graduelle pour se fixer à terme entre 2,5 % et 3,5 %.

Réduire l’endettement

Cette hausse risque de faire mal à ceux et celles qui sont déjà à bout de souffle et qui devront forcément se mettre au régime. Il existe une multitude de façons de réduire son niveau d’endettement dont la plus évidente, mais aussi la plus exigeante, consiste à réduire son train de vie.

Par contre, certaines dépenses sont incontournables et il faut aussi se restreindre à acheter mieux.

Dans un contexte où les taux d’intérêt augmentent, il ne faut surtout pas hésiter à se demander si l’on a la bonne carte de crédit pour faire face à la situation. Certaines cartes proposent des intérêts moins élevés voire des intérêts nuls pour les transferts de solde. Pour avoir une idée des économies à réaliser rien de tel que de comparer les cartes de crédit.

On peut aussi économiser en comparant les assurances auto et les assurances habitations.

Kanetix.ca pour comparer, pour mieux acheter et pour économiser.