Des maisons plus chères et des taxes foncières plus coûteuses

Tout propriétaire immobilier est généralement satisfait de voir sa propriété prendre de la valeur sauf peut-être au moment où la municipalité lui communique la valeur qui figure au rôle d’évaluation.

Le rôle d’évaluation ou rôle foncier est l’outil qu’utilisent les municipalités pour évaluer le prix des propriétés. En y accolant le pourcentage de taxe foncière applicable, elles déterminent ainsi le montant de taxe foncière à payer.

Selon le quotidien la presse, les propriétaires devraient s’attendre à payer bien davantage cette année.

Reflet du marché

Publié tous les trois ans, le rôle foncier reflète le prix de vente médian des propriétés dans un quartier donné. La taxe foncière équivaut à un pourcentage de la valeur des propriétés.

Lorsque le prix des habitations augmente, une municipalité n’a pas besoin d’augmenter le taux de taxe foncière pour augmenter ses revenus puisque la même proportion d’une valeur plus grande représente forcément une somme plus importante

C’est ce qui devrait se produire cet automne lors de la publication du prochain rôle d’évaluation.

Les propriétaires qui ont vu la valeur de leur propriété monter en flèche depuis 3 ans, seront alors informés de la valeur qu’on lui impute au rôle d'évaluation et, dans bien cas, ils seront face à une importante hausse du montant de taxe foncière à payer.

À Montréal, entre 2015, année du dernier rôle d'évaluation, et 2018 année de référence du prochain rôle, le prix médian des maisons à augmenté de 20 % voir de 30 % dans certains quartiers.

À pourcentage égal, cette augmentation devrait se traduire par une hausse appréciable du compte de taxe pour de nombreux propriétaires.

Les quartiers les plus touchés

Selon certains observateurs, on doit s’attendre à des augmentations de l’ordre de 15 à 20 % pour l’ensemble de l’île de Montréal. Les petits immeubles de deux à cinq logements devraient gagner de 12 à 15 % d’évaluation alors que les copropriétés devraient augmenter de 8 % à 12 %.

La valeur des maisons situées dans les municipalités de Kirkland, Beaconsfield, Mont-Royal et Hampstead aurait augmenté de près de 30 % en 3 ans.

Le Sud-Ouest, la municipalité de Westmount, Pointe-Claire, Verdun et Montréal-Ouest arrivent secondes place avec une hausse de 25 %, alors que Rosemont-La Petite-Patrie, Baie-d’Urfé, Côte-des-Neiges–Notre-Dame-de-Grâce, Dorval, Ville-Marie, Le Plateau-Mont-Royal, Côte-Saint-Luc, Lachine et Outremont, se verraient attribuer une hausse qui oscillerait autour des 20 %.

Différences marquées entre quartiers

Quand arrive le moment d’acheter ou de vendre une propriété ou encore de payer son compte de taxes, la moindre différence de prix peut faire toute une différence.

Certains quartiers sont fatalement moins chers que d’autres. Ainsi, un immeuble de 2 à 5 logements ou une maison localisée à Verdun coûterait 200 000 $ moins cher que sur Le Plateau Mont-Royal alors qu’un condo localisé à Verdun coûterait en moyenne 60 000 $ de moins que sur le Plateau.

Ceci peut s’avérer particulièrement important à Montréal, où le niveau de taxation augmente pour les propriétés dont la valeur au rôle dépasse les 500 000 $.

Économies supplémentaires

Devant ces inévitables augmentations, un propriétaire peut toujours espérer économiser en prêt hypothécaire et en assurance habitation.

Les prêteurs et les assureurs se font concurrence pour garder ou pour gagner de nouveaux clients, c’est pourquoi il est avantageux d’utiliser le comparateur de produits financiers Kanetix.ca où l’on trouve les meilleures offres au Canada.

L’essayer c’est l’adopter.