Le covoiturage pour réduire les bouchons

Quiconque utilise sa voiture quotidiennement pour se rendre et revenir du travail dans la région de Montréal, cherche désespérément une solution pour écourter le temps passé à rouler au ralenti ou pis encore, bloquer dans les innombrables bouchons de circulation.

Avec des travaux de réfection devenus quasi permanents, Montréal est une des pires villes où circuler en Amérique du Nord.

Si la majorité des experts s’entendent à dire qu’il n’existe aucune solution magique, nombreux sont d’avis que la solution passe par la mise en place d’une série de mesures visant à inciter les citoyens à délaisser leur voiture au profit notamment du transport en commun, du transport actif et du covoiturage.

Une solution qui plaît

Selon une étude sur le covoiturage menée auprès de 2000 automobilistes québécois par un groupe d’une dizaine organisations dont la Fondation David Suzuki, Équiterre et l’École polytechnique, 80 % des automobilistes seraient disposés à laisser leur voiture à la maison ou à la partager pour se rendre au travail, une ou plusieurs fois par semaine.

Cette proportion atteint 85 % chez les résidents de la couronne nord, où incidemment, c’est dans cette région que l’on retrouve le plus grand nombre de ménages possédant 2 voitures ou plus.

Mais attention, ce oui massif n’est pas inconditionnel. Les répondants intéressés ont pris soin de souligner que leur élan envers ce type de mobilité partagée est conditionnel à la qualité du service de covoiturage qui doit d’abord et avant tout s’arrimer à leur emploi du temps bien chargé.

L’absence d’un service à heures variables, d’un manque de flexibilité et d’un décalage avec les habitudes de transport de chacun, s’avèrent pour certaines personnes, un frein à l’utilisation du covoiturage.

Une large majorité des répondants qui se disent prêts à essayer le covoiturage favoriserait par ailleurs l’aménagement de lieux désignés d’embarquement et de débarquement ce qui serait plus pratique et plus sécuritaire.

Vue d’ensemble

Le confort et le côté agréable des déplacements est un des aspects les plus importants à avoir été identifié par les participants. 34 % affirment que c’est l’aspect le plus important, qui explique aussi que conducteurs et passagers veulent savoir par avance avec qui ils vont partager l’habitacle de leur voiture pour se rendre au travail.

Les 2 catégories d’utilisateurs partagent aussi le besoin de se sentir en sécurité (22 %) et de réduire l’empreinte écologique de leurs déplacements (18 %).

De ceux et celle qui boudent le covoiturage, les conducteurs (48 %) et passagers (54 %) invoquent d’abord la crainte de perdre la liberté de partir quand ils veulent sans contrainte, alors que 13 % des conducteurs et 9 % des passagers indiquent ne pas savoir comment trouver des covoitureurs et que 14 % des passagers ne souhaitent pas modifier leurs habitudes de transport. Enfin, 10 % des conducteurs ne veulent pas modifier ni allonger leur trajet.

Impacts positifs

Si la réduction de l’empreinte écologique arrive en haut de la liste des motivations de ceux et celles qui se disent intéressé. e. s par le covoiturage, la réduction des coûts de déplacement est aussi un facteur qui fait mouche.

Moins on utilise son auto, plus on économise pour se déplacer, une logique qui vaut aussi pour le coût de l’assurance auto. En effets, certains assureurs accordent un rabais aux assurés qui restreignent l’utilisation de leur voiture ce qui réduit les risques d’accident et de vol.

Pour savoir combien le covoiturage peut faire économiser, rien de tel que de comparer les assurances auto sur Kanetix.ca où l’on trouve aisément les meilleures offres des grands assureurs du Canada.