Les Québécois mieux font face à la hausse des taux d’intérêt

Malgré la montée des prix de l’immobilier qui touche la région de Montréal depuis plusieurs mois et la récente augmentation du taux directeur de la Banque du Canada, ce sont les Montréalais qui affichent la meilleure performance au chapitre de l’endettement des ménages.

Bien que la dette hypothécaire moyenne des Montréalais ait augmenté de 2,6 % depuis un an pour passer au-dessus de la barre des 190 000 $, le niveau d’endettement et les défauts de remboursement sont meilleurs ici qu’ailleurs au Canada selon un rapport de la société de surveillance du crédit TransUnion.

Endettement non hypothécaire en baisse

Contrairement à ce qui est arrivé dans les autres villes canadiennes, le niveau d’endettement non hypothécaire des Montréalais qui comprend notamment les cartes et les marges de crédit, les prêts automobiles et les achats par versements a reculé de 5 % en un an alors qu’il augmentait d’un niveau variant entre 1 % et 4 % dans les autres villes du Canada au cours de la même période.

Au Québec, le solde moyen des dettes non hypothécaires se situe à 18 186 $ alors qu’il atteint en moyenne 22 154 $ au Canada. Les Québécois se distinguent aussi au niveau de la ponctualité des remboursements. Seuls 2,11 % des dettes non hypothécaires affichent un retard de remboursement supérieur à 90 jours, alors que ce taux atteint 3, 37 % en Saskatchewan et 2,65 % dans l’ensemble du Canada.

Les Québécois s’acquittent aussi de leurs dettes hypothécaires de manière plus ponctuelle ayant un taux de défaillance de 0,49 % par rapport à 0,56 % pour le Canada.

Un contexte changeant

Si l’économie qui roule à plein régime et le taux d’emploi qui atteint des niveaux records au Québec sont en partie responsables de la bonne performance des Québécois au niveau de l’endettement, il faut faire preuve de prudence en se rappelant que les conditions d’emprunt qui prévalaient jusqu’à tout récemment et qui favorisaient l’endettement sont en train de changer.

La forte activité économique s’est fait sentir au Canada en général et a engendré de fortes dépenses de consommation et un bon taux d’emplois tout en favorisant les investissements des entreprises. Ces facteurs jumelés à une volonté de garder l’inflation sous contrôle ont incité le gouverneur de la banque du Canada à augmenter le taux directeur deux fois de suite depuis le début de l’été alors qu’il est passé à 1 %, un niveau qu’il n’avait pas atteint depuis 2015.

La hausse du taux directeur va faire augmenter le prix des emprunts hypothécaires et personnels, une situation qui selon certains économistes pourrait se reproduire de nouveau à quelques reprises d’ici à l’an prochain.

Cartes de crédit

Un des principaux impacts de la hausse du taux directeur demeure l’augmentation des taux d’intérêt prélevés sur le solde des cartes de crédit couramment utilisées pour régler divers achats. Il est toujours possible de s’en tirer à meilleur compte. Toutes les cartes de crédit ne se ressemblent pas et il est toujours possible de trouver une carte de crédit qui permet d’économiser davantage dans un contexte où les taux d’intérêt augmentent.

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