Patience, patience et patience

C’est de l’avis de plusieurs, le mot que devront se répéter comme un mantra les automobilistes et les usagers du transport en commun qui auront à se déplacer à Montréal au cours des prochaines années.

Interruption de service sur les trains de banlieue, fermetures de rues et de routes et nombreux contournement viendront perturber les déplacements. Le tout, pour accommoder les travaux de construction et d’aménagement du Réseau express métropolitain (REM) qui se prolongeront jusqu’en 2023.

Bien que Québec ait annoncé 200 millions de dollars pour la mise en place de mesures d’atténuation, les impacts sur les déplacements seront nombreux et importants, dans certains cas.

2 fois plus de temps

Les travailleurs et travailleuses qui utilisent quotidiennement le train de banlieue pour se rendre et revenir du centre-ville à partir des stations de Deux-Montagnes et de Mascouche seront particulièrement touchés.

À compter de janvier 2020, les trains en provenance de Mascouche s’arrêteront à la gare Ahuntsic, alors que ceux qui arrivent de Deux-Montagnes et accommodent plus 30 000 déplacements quotidiens s’arrêteront à la gare Bois-Franc.

Pour les gens qui habitent Deux-Montagnes, ça signifie que la durée du trajet en direction du centre-ville qui est de 45 minutes pourrait doubler et atteindre les 90 minutes.

C’est jusqu’à 3 heures par jour que devront consacrer les travailleurs et travailleuses de cette municipalité pour se rendre et revenir du travail en transports en commun.

En plus de l’ajout de bus supplémentaires et d’une diminution de tarifs, les autorités comptent encourager le covoiturage et le télétravail, pour tenter d’atténuer la diminution de service.

Plan d’ensemble

La gestion globale de la circulation dans la région de Montréal est chose complexe. Les nombreuses entités municipales, québécoises, fédérales et privées qu’il faut arriver à fédérer pour mettre en place un plan d’action cohérant, rend difficile le déploiement de mesures d’atténuations efficaces.

Dans le cas qui nous occupe, c’est le Ministère des Transports qui chapeaute l’initiative et qui en plus de commettre 200 millions de dollars propose une panoplie de mesures dont un réseau d’atténuation que la ministre déléguée aux Transports Chantal Rouleau, définit comme suit :

« Le réseau transitoire d’atténuation permettra d’assurer adéquatement les 8 000 déplacements qui se font quotidiennement sur la ligne de train de banlieue de Mascouche. Bien que les utilisateurs de cette ligne auront une correspondance à effectuer, il n’en demeure pas moins que les solutions proposées permettront de limiter les temps de déplacement. Je tiens à souligner l’excellente collaboration des différents acteurs, STM, STL, RTL, ARTM, REM, MTQ et exo, sans laquelle il aurait été impossible d’élaborer cette stratégie. »

Changements d’habitudes

Peu importe le coin où l’on habite dans la grande région de Montréal, il y a de fortes chances que l’on ait à modifier ses habitudes de déplacement pour affronter les perturbations annoncées.

Ceux et celles qui choisiront de délaisser le transport en commun au profit de la voiture ou qui au contraire, opteront pour le transport en commun ou le covoiturage pour se rendre au travail ont intérêt à communiquer avec leur assureur et à l’informer de ce changement.

Si l’utilisation accrue de la voiture risque de faire augmenter le coût de l’assurance, à l’inverse, une utilisation plus restreinte devrait le faire diminuer.

Dans les deux cas, les automobilistes ont tout intérêt à comparer différentes assurances auto pour trouver l’assureur qui leur fera la meilleure offre dans les circonstances. C’est que propose le comparateur en ligne Kanetix.ca qui permet chaque année à des millions de Canadiens d’économiser en assurances auto.

L’essayer c’est l’adopter.