Population vieillissante, davantage d’aînés sur les routes

Sur plus de 5 millions de détenteurs de permis de conduire du Québec, plus de 1 million sont âgés de 65 ans et plus. On prévoit qu’il y aura plus de 1,5 million d’automobilistes du troisième âge sur les routes dans un peu plus d’une douzaine d’années soit en 2030.

La population vieillit et il est donc tout à fait normal que la proportion de propriétaires de voiture du troisième âge augmente elle aussi. Vieillir n’est certes pas un défaut, mais en ce qui a trait à la conduite automobile, il faut bien accepter que certaines facultés perdent de leur acuité avec le temps. Il suffit d’en être conscient et, le cas échéant, d’adapter ses habitudes de conduite en conséquence.

Ce qui change au fil du temps

Ce qui rend la conduite automobile plus difficile avec l’âge c’est d’abord la diminution des capacités visuelles, un phénomène naturel qui fait en sorte que le champ de vision rétrécit, qu’il devient plus difficile de distinguer les détails sur la route, que les couleurs apparaissent moins vives et que l’adaptation aux changements rapides de conditions lumineuses se fait plus lentement.

En d’autres termes, on voit moins bien, donc nos yeux ont besoin de plus de temps pour s’adapter aux changements de condition et voir les imprévus, donc on met forcément plus de temps à réagir.

La perte de rapidité des réflexes est aussi un facteur qui rend la conduite automobile plus difficile avec le temps. Les muscles sont plus faibles, moins souples et la liberté de mouvement plus restreinte ce qui réduit la capacité à saisir le volant et à le tourner fermement pour contourner un obstacle ou pour appuyer sur l’accélérateur ou sur le frein au besoin.

Conseils

De manière générale, les personnes âgées sont plus prudentes et ralentissent automatiquement pour compenser un temps de réaction qui dans certains cas, peut être un peu plus lent. Néanmoins, le pourcentage de colli¬sions par kilomètre parcouru est 3,5 fois plus élevé chez les automobilistes âgés de plus de 75 ans que chez ceux et celles qui sont âgés de 35 à 44 ans. En 2016, le nombre de décès sur la route était de 6 % plus élevé dans ce groupe d’âge.

Quelques conseils peuvent donc s’avérer fort utiles pour aider ces automobilistes à prendre conscience du danger et à adopter des habitudes de conduite en conséquence. De concert avec l’Americain Automobile Association (AAA) et la Société d’assurance automobile du Québec (SAAQ) CAA-Québec a conçu un guide de conduite à l’intention des aînés.

On y recommande notamment de ralentir, de porter ses lunettes ou lentilles cornéennes, d’éviter dans la mesure du possible de conduire de nuit et de faire des exercices de renforcement des muscles et d’assouplissement pour garder son corps alerte et prêt à réagir en cas d’imprévu.

La réglementation

Au Québec, tout détenteur d’un permis de conduire doit passer un examen de la vue et un examen médical dès qu’il atteint l’âge de 75 ans et l’exercice doit être répété à l’aube de ses 80 ans.

La bonne nouvelle c’est qu’avec l’âge vient la sagesse et qu’avec la sagesse vient généralement le maintien d’un bon dossier de conduite qui est un des éléments clés que considèrent les assureurs pour tarifer l’assurance auto. En principe, plus on est sage, moins on devrait payer cher.

Pour payer moins cher, il faut surtout éviter de miser sur l’assureur qui nous a fait la meilleure proposition la dernière fois et magasiner son assurance auto.

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