Sondage Kanetix.ca, plus d’un Canadien sur quatre prêts pour la voiture autonome

En ce début d’année 2017, une vingtaine de grandes entreprises travailleraient d’arrache-pied pour mettre au point une voiture capable, partiellement ou totalement, de rouler sans conducteur que l’on appelle communément voiture autonome (VA). La plupart des observateurs s’attendent à ce que les premiers modèles soient introduits d’ici à 3 ans. Des sociétés technologiques telles Google, Apple et Uber joignent leurs efforts à ceux des grands constructeurs automobiles et multiplient les innovations pour tenter de mettre au point une VA qui tienne la route.

Ce déploiement d’énergie se fait au bonheur d’un grand nombre d’automobilistes canadiens qui, selon un récent sondage de Kanetix.ca, attendent avec impatience l’arrivée de la VA. En fait, plus d’un automobiliste sur quatre (26 %) se dit intéressé par une voiture qu’il n’aurait pas à conduire. Une légère progression puisqu’ils étaient 25 % l’an dernier.

Une technologie en développement

Certains automobilistes préfèrent toutefois attendre de voir comment ces voitures vont fonctionner avant de se prononcer. C’est le cas de 56 % des répondants, une légère augmentation puisqu’ils étaient 52 % l’an dernier.

Cette technologie novatrice est en constante évolution. Les constructeurs automobiles intègrent déjà certains éléments de conduite automatisée dans un certain nombre de véhicules dont un système de freinage d’urgence automatisé et des capteurs qui permettent d’automatiser temporairement la conduite en cas de risque d’accident. Selon le sondage de Kanetix.ca, la plupart des gens devront encore franchir quelques étapes au niveau de l'acceptation avant d'adhérer à l’idée d’une voiture complètement autonome, mais les Canadiens s'intéressent aux fonctions sécuritaires améliorées et, par conséquent, semblent déjà disposés à adopter graduellement des composantes automatisées.

Seulement 18 % des automobilistes ont déclaré aimer trop conduire pour se déplacer en VA. L’idée fait donc son chemin, 5 % de moins y sont opposés qu’il y a un an.

Plus sécuritaire

La VA c’est entre autres une voiture équipée de lasers, de caméras et d’un dispositif de réalité augmentée qui analysent l’environnement de conduite en permanence pour assurer la marche sécuritaire du véhicule. Il ne faut donc pas s’étonner que la VA soit plus populaire auprès des jeunes de 18 à 34 ans dont 36 % se disent impatients de la voir arriver sur le marché.

Le sondage révèle aussi que 59 % des Canadiens seraient prêts à acheter ou à louer une voiture dotée de dispositifs de sécurité automatisés dont un système de prévention des accrochages, un contrôleur de vitesse qui s’adapte aux conditions routières, un avertisseur de sortie de voie et un détecteur d’angles morts. Qui plus est, certaines de ces fonctionnalités peuvent contribuer à réduire les primes d’assurance auto des utilisateurs.

Certains des dispositifs de sécurité améliorée attirent l’attention des assureurs. Aviva Canada a récemment annoncé que les automobilistes qui conduisent une voiture équipée d’un système de freinage d’urgence automatisé seront admissibles à une réduction de prime d’assurance auto à hauteur de 15 % et l’on s’attend à ce que d’autres assureurs lui emboîtent le pas.

Baisse anticipée du nombre d’accidents

Bien que les Canadiens ne soient pas tout à fait prêts à adopter massivement la voiture autonome, une forte majorité semble convaincue que l’arrivée de la VA aura un impact positif. 81 % s’accordent à dire qu’elle éliminera les risques de distraction au volant, 73 % croient que les accidents et les décès sur les routes seront diminués et 68 % sont convaincus que la sécurité des piétons et des cyclistes en sera améliorée. Moins de la moitié des répondants estiment par contre qu’une réduction de la circulation serait un avantage.

En ce qui a trait à l’expérience de conduite, 71 % des répondants québécois croient que la VA va offrir une expérience de conduite améliorée, une opinion que partagent 55 % des répondants originaires des Maritimes.

Les Canadiens sont moins optimistes que les constructeurs et les observateurs de l’industrie quant à l’arrivée de la VA sur le marché, 80 % estiment que cela ne se fera pas avant au moins une quinzaine d’années. Néanmoins, il est un élément sur lequel tous s’accordent, la voiture de l’avenir sera en grande partie autonome.