Transport en commun pour régler la congestion et favoriser la banlieue

Les déplacements en voiture dans la région de Montréal ont largement dépassé le stade du mauvais rêve et relèvent désormais du cauchemar. La traversée des ponts reliant l’île de Montréal à la Rive Sud est de loin la pire des entraves auxquelles sont quotidiennement confrontées les automobilistes qui les empruntent.

Avec des travaux majeurs qui forcent la fermeture de nombreuses voies de circulation sur l’axe du pont Champlain et de l’échangeur Turcot, la circulation entre la Rive sud et Montréal est carrément devenue cauchemardesque.

À l’instar des autres banlieues, la Rive Sud a connu une forte augmentation de population au cours des dernières années ce qui fait que de plus en plus de gens font quotidiennement la navette avec Montréal, un phénomène qui, à certaines heures de la journée, transforme les routes en stationnement à ciel ouvert.

Un grand réseau de transports en commun au Sud

Si les problèmes de circulation ne sont pas nouveaux sur la Rive Sud, les élus municipaux ont décidé de mettre les divergences territoriales de côté et de prendre les grands moyens pour s’y attaquer. Ils proposent la mise en place d’un méga réseau de transport en commun appelé vision 2025.

Il s’agit en fait d’un réseau de transport intégré qui coordonnerait les déplacements sur la Rive Sud et le relierait au réseau de transport en commun se rendant dans l’île de Montréal.

Au menu, six nouvelles stations du métro sur la Rive-Sud et un tramway reliant l’Est et l’Ouest du territoire en plus d’un réseau de bus express qui offrirait une solution de rechange sur les grands axes de circulation.

Visant à desservir les populations de Longueuil, de Boucherville, de Saint-Bruno-de-Montarville, de Saint-Lambert et de Brossard, vision 2025 connecterait les usagers au Réseau Électrique Métropolitain (REM) qui comptera 4 stations à Brossard.

Les promoteurs de vision 2025 font notamment valoir que la congestion qui sévit en ce moment sur la Rive Sud, est un frein potentiel à l’utilisation du REM ajoutant que les déplacements entre les différentes municipalités de la Rive Sud ont augmenté de 30 % depuis10 ans.

Une région entravée

Bien que les liens Montréal-Rive Sud constituent une sérieuse entrave aux aller-retours, les déplacements sont plus plus en plus difficiles dans l’ensemble de la région métropolitaine où 75 % des gens se déplacent en voiture à l’heure de pointe.

Les spécialistes accusent l’étalement urbain. Entre 2006 et 2016, la population des banlieues a bondi de 84 % et Montréal est devenue la première ville au Canada et la 13e en Amérique du Nord où l’on passe le plus de temps dans sa voiture au quotidien.

Entre 2011 et 2016 seulement, il s’est ajouté 350 000 automobiles et camionnettes à la circulation quotidienne qui doit désormais accommoder plus de 5 millions 200 mille véhicules. La congestion coûte 4,2 milliards de dollars par année en temps perdu, en pollution excessive et en essence supplémentaire.

Des impacts

Plus l’on passe de temps dans sa voiture, plus on a de chance de commettre des infractions au Code de la sécurité routière et plus grands sont les risques d’accident. Le fait de passer plus de temps dans sa voiture ou d’y passer moins de temps parce que l’on se rend au travail en transport en commun a aussi une incidence sur le coût de l’assurance auto.

Heureusement, certains assureurs sont plus indulgents ou plus généreux que d’autres. Pour connaître ceux qui proposent les meilleurs prix, on peut utiliser le comparateur Kanetix.ca qui facilite la comparaison des offres d’assurances auto provenant des meilleurs assureurs au Canada.