Attention aux véhicules gravement accidentés remis à neuf

Les voitures d’occasion ont toujours la cote auprès des automobilistes et l’on trouve aussi sur le marché, des voitures gravement accidentées remises à neuf.

Si pour économiser quelques milliers de dollars, de nombreux acheteurs sont disposés à acheter de telles voitures, il faut tout de même faire preuve de prudence et savoir dans quoi l’on s’embarque avant de signer le contrat d’achat.

Les voitures reconstruites peuvent occasionner d’importantes dépenses supplémentaires et certains assureurs refusent de les assurer.

Appellation véhicule gravement accidenté (VGA)

Le VGA est un véhicule gravement accidenté qui a été reconstruit en fonction d’un cahier des charges bien précis et que la Société d’assurance automobile du Québec (SAAQ) juge alors aussi sécuritaire que lorsqu’il est sorti de l’usine de fabrication.

Il s’agit d’une voiture reconstruite par un mandataire autorisé qui a été inspectée et jugée apte à reprendre la route.

Pour ce faire, le propriétaire du VGA, qu’il s’agisse d’un particulier ou d’une entreprise, doit constituer un dossier de reconstruction qui fait état de la provenance du véhicule et des principales pièces utilisées, numéros de série et factures à l’appui. Une évaluation des dommages subis au cours de l’accident effectuée par un assureur doit aussi figurer au dossier.

Par la suite, la voiture est soumise à une inspection technique puis à une inspection mécanique pour s’assurer de sa conformité aux normes de construction automobile et aux normes de sécurité routière selon une procédure mise à jour en 2018.

Des assureurs pas complètement rassurés

L’appellation VGA a été instaurée au Québec durant les années 90, pour enrayer l’intégration de pièces d’auto volées dans des voitures remises à neuf.

En dépit du processus officiel visant à faire obstacle à cette pratique, certains assureurs ne sont pas entièrement convaincus de l’assurabilité des VGA remis à neuf. Ils rappellent la possibilité que des composantes volées puissent malgré tout se retrouver dans des VGA remis à neuf.

Certains exigent d’ailleurs que le propriétaire fasse effectuer à ses frais, une authentification de la voiture par le bureau des assurances du Canada avant de se prononcer sur l’assurabilité d’un VGA.

Les assureurs craignent aussi que ces véhicules cachent d’autres types de problèmes et qu’ils constituent un risque accru du point de vue de l’assurance.

Un VGA reconstruit peut aussi être source de réclamations supplémentaires dues à un vieux vice caché non détecté ou non déclaré au cours de la reconstruction du véhicule. Enfin, la difficulté d’établir le prix de revente et la valeur exacte d’une telle voiture rendent aussi son assurabilité plus incertaine.

Vérifier et comparer

Si certains assureurs refusent carrément d’assurer ces voitures, d’autres exigent que le propriétaire produise à la fois le dossier de reconstruction présenté à la SAAQ et une évaluation supplémentaire réalisée par une société indépendante telle : Carfax, CarProof ou Autocheck.

Du point de vue des assureurs, chaque dossier est évalué au cas par cas et un propriétaire de VGA qui fait une demande d’assurance doit s’attendre soit à un refus catégorique soit à devoir payer une surprime dont la valeur est fonction du cas particulier en cause.

S’il est un élément sur lequel tous s’accordent par contre, c’est l’obligation qui incombe à l’acquéreur de vérifier d’abord l’assurabilité d’un VGA reconstruit avant de l’acheter.

Pour trouver les assureurs qui acceptent d’assurer ces voitures et pour comparer les offres de ces assureurs, rien de tel que d’utiliser le comparateur Kanetix.ca.

L’essayer c’est l’adopter.