Vision zéro

Zéro comme dans aucun. Aucun décès ni blessé grave dus aux accidents de la route sur le territoire.

C’est l’objectif que se donne la ville de Montréal en adhérant à la vision zéro élaborée il y a quelques années par la Conférence européenne des ministres des Transports (CEMT) qui vise à rendre nos rues et nos routes plus sûres.

L’objectif est d’éviter les 212 décès et blessés graves à survenir sur le territoire de la ville de Montréal en 2017.

Cette approche mise sur un changement de paradigme et met notamment l’accent sur des interventions plus ciblées et un meilleur partage de la route entre automobilistes, cyclistes et piétons.

Les décès priorisés

Par exemple, au lieu de concentrer les efforts de prévention sur l’ensemble du territoire, on privilégie les interventions dans les zones où se produisent le plus de blessures graves et de décès.

À Montréal, c’est aux intersections qu’ont lieu le plus d’accidents graves, c’est là où se produisent 75 % des accidents qui causent des décès et des blessures graves.

C’est en moyenne 14 piétons, 10 passagers de véhicule routier, 2 cyclistes tués et près de 190 autres usagers de la route gravement blessés chaque année.

On sait aussi que 65 % des accidents qui causent des décès et font des blessés graves résultent de comportements imprudents dont les principales causes sont :

  • la distraction;
  • le fait de griller un feu rouge;
  • l’omission de céder le passage;
  • un comportement négligent;
  • conduire avec les facultés affaiblies.

Du concret

Tout changement d’approche ne saurait être efficace sans mesures concrètes.

La vison zéro guide notamment les responsables des aménagements urbains et routiers dans les choix à faire pour faciliter la cohabitation entre les différents types d’usagers de la route.

Par exemple, pour inciter les automobilistes à ralentir en présence de piétons, on optera pour un aménagement de rue qui force à réduire naturellement la vitesse. Cette méthode s’avère plus efficace que les panneaux qui indiquent une réduction de la vitesse permise.

En ajoutant la sensibilisation des usagers et une présence policière accrue, on souhaite arriver à réduire le nombre et la gravité des accidents.

Distractions

Ce n’est pas une surprise si la distraction arrive au premier rang des causes d’accidents graves à Montréal. Elle est l’une des principales responsables des accidents avec blessés ou décès à se produire sur les routes du Québec.

Ses sources sont diverses; la fatigue, le fait de manger ou de se maquiller en conduisant et surtout l’utilisation d’appareils tels un téléphone ou une tablette numérique au volant qui arrive en tête de liste.

La SAAQ qui fait beaucoup de sensibilisation à ce sujet catégorise ainsi les différents types de distractions :

  • visuelle : l’automobiliste regarde ailleurs que sur la route;
  • manuelle : il a les mains ailleurs que sur le volant;
  • cognitive : l’esprit est ailleurs que sur la tâche à effectuer;
  • auditive : l’ouïe est accaparée par autre chose que les sons liés à la conduite et au réseau routier (par exemple, par la sonnerie d’un téléphone ou par la musique)

Impacts sur l’assurance

En plus d’être extrêmement dangereuse, la distraction au volant est passible de sanctions qui peuvent être très sévères notamment en cas d’utilisation d’un appareil électronique qui vaut une amende de 300 $ et 5 points d’inaptitudes au contrevenant.

Le dossier de conduite d’un automobiliste et le lieu où il habite sont des facteurs importants que considèrent les assureurs au moment de fixer le prix d’une assurance auto. Donc, plus un automobiliste est prudent et moins il y a d’accidents dans sa ville, meilleurs sont ses tarifs.

Dans tous les cas, il n’y a pas deux assureurs qui calculent le risque de la même manière et donc, qui pratiquent les mêmes prix.

Pour trouver les meilleurs tarifs, rien de tel que de comparer les offres des meilleurs assureurs au Canada sur Kanetix.ca.

L’essayer c’est l’adopter.