COVID-19 et voyage : ce qu’il faut savoir

Alors que le monde tente de contenir la pandémie de COVID-19, les questions fusent quant au sort des ressortissants canadiens qui se trouvent bloqués à l’étranger.

Le fédéral incite tous les Canadiens à rentrer dès que possible. Il a d’ailleurs commencé à les rapatrier. Lundi 23 mars, des Canadiens bloqués au Pérou, au Maroc, en Espagne, au Honduras, en Équateur, au Salvador et au Guatemala étaient rapatriés par voie de vols spéciaux affrétés par Ottawa.

Des vols supplémentaires devraient bientôt être organisés vers d’autres régions du globe.

Il faut rappeler que le 13 mars, le gouvernement a émis un avis déconseillant les voyages non essentiels, peu importe la destination, ce qui signifie qu’il est préférable de ne pas sortir du pays pour le moment.

Il faut aussi rappeler que depuis le 20 mars et pour une période minimale de 30 jours, les voyages non essentiels à destination et en provenance des États-Unis sont également interdits.

Marche à suivre en cas de mise en quarantaine à l’étranger

Le gouvernement fédéral conseille aux Canadiens bloqués à l’étranger de rentrer au pays le plus rapidement possible. Par contre, les voyageurs qui présentent des symptômes de la COVID-19 ne sont pas autorisés à rentrer directement. Ils doivent d’abord être placés en isolement durant 14 jours, et ce dans le pays où ils se trouvent.

Nombreux sont les voyageurs qui se demandent si leur assurance médicale d’urgence reste valable s’ils sont placés en isolement. Nombreux sont ceux et celles qui se demandent si l’assurance annulation de voyage donne droit à un billet de retour. Pour avoir l’heure juste, mieux vaut contacter son assureur dans les meilleurs délais.

Dans l’intervalle, ceux et celles qui sont à l’étranger ont tout intérêt à prendre les précautions qui suivent :

  • Pratiquer la distanciation sociale : éviter les foules et les lieux bondés;
  • Se tenir loin des personnes malades;
  • Rester en contrôle et suivre les conseils des autorités sanitaires;
  • Se laver les mains fréquemment à l’eau chaude et au savon;
  • En l’absence d’eau et de savon, utiliser un désinfectant à base d’alcool d’au moins 60 % par volume;
  • Se couvrir la bouche et le nez avec le coude avant de tousser ou d’éternuer.

Blessure ou maladie non reliées au COVID-19

Ceux et celles qui se blessent ou tombent malades sans liens avec la COVID19 et qui ont une assurance voyage médicale d’urgence, devraient être protégés selon les dispositions de leur contrat d’assurance. Pour éviter les incertitudes et les interprétations erronées, mieux vaut appeler son assureur et lui demander ce qu’il en est.

Apparition des symptômes de la COVID-19 en sol étranger et voyageurs non assurés

Le gouvernement fédéral propose une aide financière aux Canadiens touchés par la COVID-19 qui se trouvent à l’extérieur du Canada. Cette aide prend la forme d’un prêt remboursable. Le programme de prêt d’urgence COVID-19 destiné aux Canadiens à l’étranger permet d’obtenir jusqu’à 5 000 $ pour couvrir les dépenses avant de rentrer au pays. Pour faire demande, il suffit d’envoyer un courriel au : CAN.finances.CV19@international.gc.ca.

Mises à jour des informations et conseils aux voyageurs

Les conseils aux voyageurs sont régulièrement mis à jour sur le site Web du gouvernement fédéral. Pour se garder bien informé, il est également recommandé de consulter régulièrement le site web des transporteurs aériens et des voyagistes.

Régimes publics d’assurance maladie et séjour prolongé à l’extérieur du pays

Les Ontariens qui passent plus de sept mois à l’extérieur de leur province sont exclus du régime public d’assurance maladie et doivent normalement attendre trois mois avant de pouvoir présenter une nouvelle demande d’adhésion au régime d’assurance maladie de l’Ontario (OHIP). Le gouvernement de l’Ontario veut supprimer cette période d’attente, afin que les résidents qui reviennent dans la province puissent adhérer à l’OHIP dès leur retour.

Au Québec, il faut normalement refaire une demande auprès de la RAMQ après 6 mois d’absence, mais le régime prévoit une adhésion continue malgré une absence qui peut durer jusqu’à une année, à condition que l’événement ne se produise qu’une fois tous les sept ans.

On appelle cette exception « année septennale ». Pour connaître les détails et les modalités du régime public d’assurance maladie.

L’assurance voyage pour visiteurs et les membres de la famille en visite au Canada

Les visiteurs qui répondent aux critères du gouvernement canadien pour âtre admis au Canada et qui tombent sous la protection d’une assurance pour visiteurs au Canada souscrite avant le 16 mars sont assurés contre la COVID-19 et les autres maladies assurables. Encore une fois, mieux vaut contacter son assureur pour connaître les détails.

Ceux et celles qui ont souscrit une assurance pour visiteurs au Canada après le 15 mars (avant que les invités n’arrivent au Canada) peuvent toujours bénéficier de cette assurance à condition que leurs invités répondent aux critères d’admission du gouvernement canadien. S’ils sont déjà au Canada, ils sont assurés selon les dispositions au contrat, à moins d’avoir été assurés par un autre assureur au cours des 30 derniers jours.

Prolongation de l’assurance pour visiteurs au Canada

Bonne nouvelle pour ceux et celles qui se trouvent déjà au Canada et qui souhaitent modifier leur assurance pour se protéger contre la COVID-19 et les maladies connexes, car de nombreux assureurs offrent cette possibilité. Par contre, il faut savoir que la protection contre la COVID19 devient inopérante si l’assuré(e) se rend aux États-Unis.

Assurance voyage et voyages à venir

Ceux et celles qui ont déjà souscrit une assurance voyage pour un voyage à venir ont tout intérêt à contacter leur assureur et à s’informer des impacts de la COVID-1 sur cette assurance, notamment :

  • Si la protection médicale d’urgence serait toujours valide en cas de mise en quarantaine à l’étranger;
  • Si l’avis général du gouvernement fédéral qui restreint les voyages non essentiels permet de se prévaloir de la clause annulation de voyage;
  • Si la protection contre les maladies serait toujours valide au cas où le gouvernement levait son avis de restriction des voyages non essentiels;
  • Si l’on peut se prémunir de la clause annulation de voyage au cas où l’on tomberait malade avant de partir.

Mots clés: COVID-19VOYAGEPANDÉMIE COVID-19CORONAVIRUS

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