Inondations, assuré ou pas? Que faire?

Alors que les autorités incitent les sinistrés à quitter les zones à risque, les inondations qui s’acharnent sur le Québec semblent une réalité avec laquelle il faudra dorénavant composer, changements climatiques obligent. C’est en essence ce qu’a déclaré le scientifique en chef du Québec, Rémi Quirion, qui dans ce contexte, questionne la fiabilité des prévisions traditionnelles selon lesquelles, dans certaines zones, les inondations importantes ne se produisent qu’aux 50 ou 100 ans. « Il y a de plus en plus d’évidences que les changements climatiques ont un impact sur l’incidence des inondations ». En clair, les inondations sont de plus en plus fréquentes et les cartes hydrographiques qui délimitent les zones inondables sont désuètes et doivent être revues.

Les assurances

Voir le niveau de l’eau monter dans son quartier, dans sa rue, dans sa cour et dans son sous-sol est déjà assez pénible, sans qu’il soit en plus compliqué d’accéder aux programmes d’aide gouvernementaux et aux indemnités d’assurance. Il faut savoir que contrairement à ce que croient près de 70 % des Québécois, une


assurance habitation ne protège pas automatiquement contre les inondations. Certains assureurs proposent une protection à cet effet, un avenant qu’il faut ajouter à son assurance habitation de base. Cette protection n’est offerte que par certains assureurs à condition que la résidence à assurer ne soit pas située en zone inondable. Il ne faut pas mélanger assurance inondation et assurance refoulements d’égout ou d’eaux souterraines causés par autre chose qu’une inondation. Certains avenants protègent des dommages causés par ces événements à condition qu’ils ne soient pas le résultat d’une crue des eaux. Ceux et celles qui croient à tort être assurés ont tout intérêt à s’infirmer auprès de leur assureur pour éviter les mauvaises surprises une fois inondés.

Que faire en cas de sinistre

En plus de suivre les directives émises par les autorités, tout sinistré devrait immédiatement contacter son assureur pour déclarer les dégâts et s’informer des indemnités auxquelles il pourrait avoir droit. Question assurance, le Barreau du Québec a émis une série de recommandations pour aider les sinistrés à s’y retrouver. Ces recommandations varient selon que l’assuré a ou non, accès à son contrat d’assurance qui, dans certains cas, peut avoir été endommagé voire détruit au cours du sinistre. .myTable { background-color:#fff;border-collapse:collapse;border:1px solid #000; } .myTable th { background-color:#fff;color:gray; } .myTable td, .myTable th { padding:2px;border:1px solid #000; } Si vous êtes en possession de votre contrat d’assurance Si votre contrat d’assurance a été détruit dans le sinistre 1. Avisez votre courtier ou votre assureur de la survenance du sinistre et collaborez avec ce dernier. 1. Contactez votre courtier en assurance ou votre assureur pour qu’il vous aide à reconstituer votre police, puis procédez aux étapes 1 à 6 de la colonne de gauche. 2. Prenez des photos des dommages subis et conservez toutes les preuves des dépenses encourues. Prenez le plus tôt possible des notes écrites de tout ce que vous constatez. 2. Si votre courtier en assurance est incapable de vous fournir vos documents d’assurance : a) Contactez votre assureur et procédez aux étapes 1 à 6 de la colonne de gauche, tout en demandant à votre assureur de vous faire parvenir une copie de tous les documents qui constituent votre police d’assurance. b) Si vous ne vous souvenez pas du nom de votre assureur, écrivez à votre créancier hypothécaire, s’il y en a un, afin qu’il vous avise du nom de l’assureur que vous lui avez déclaré en vertu de votre acte d’hypothèque; par la même occasion, demandez-lui de vous faire parvenir une copie de toute évaluation qu’il détient dans son dossier pour votre propriété; puis procédez aux étapes 1 à 6 de la colonne de gauche. c) Dans tous les autres cas, obtenez de la municipalité la preuve que vous êtes propriétaire d’un immeuble sinistré, ainsi que son évaluation municipale, demandez l’aide du Bureau d’assurance du Canada pour retracer le nom de votre assureur, puis procédez aux étapes 1 à 6. 3. Examinez bien votre contrat d’assurance et les clauses d’exclusions qui y sont prévues, lisez les avenants et consultez un avocat, le cas échéant. 4. Évaluez les circonstances du sinistre et la cause des dommages. 5. Ne signez pas de quittances avec votre assureur avant d’être certain de bien connaître vos droits et d’être satisfait des conclusions. 6. Demeurez vigilant pour connaître toutes les annonces par les assureurs en consultant le site Web du Bureau d’assurance du Canada : http://www.bac-quebec.qc.ca/.

Source : Barreau du Québec

Comparez les assurances pour économiser

Trouver les meilleurs prix pour commencer à économiser dès aujourd'hui!
En chargement...

Ces recommandations traitent également de la manière de procéder pour déclarer les pertes à la suite d’un sinistre et de la marche à suivre pour amorcer des estimations et des exécutions de travaux avec des entrepreneurs.

Hausse de tarifs

Les inondations colportent une autre mauvaise nouvelle, l’augmentation globale des sommes que les assureurs doivent verser en indemnités a l’ensemble des assurés, risque fatalement de se traduire par une augmentation des tarifs d’assurance. La bonne nouvelle c’est que les assureurs ne font pas tous face au même nombre de réclamations et par conséquent, ne vont pas tous augmenter leurs tarifs au même rythme. Autre bonne nouvelle, on peut comparer différentes offres d’assurances habitations rapidement et efficacement sur Kanetix.ca et augmenter ses chances d’économiser. L’essayer c’est l’adopter.

Mots clés:

Derniers Articles

Immobilier, acheter ou rester locataire

En ces temps où tout bouge très vite et que les perspectives…

Distraction au volant, un fléau qui a la vie dure

Le rêve de Daphné Toumbanakis, une jeune Montréalaise de 23 ans qui…

Assurance habitation : hausse des prix

Ceux et celles qui n’ont pas encore renouvelé leur assurance habitation cette…

Spéculation immobilière et pénurie de logements, comment s’en sortir?

Trois semaines après le déménagement du 1er juillet, plus de 250 familles…