Inondations, impacts sur le prix des maisons

En plus d’avoir à faire leurs bagages à la hâte pour fuir la crue des eaux et dans certains cas, laisser derrière eux des objets de grande valeur voire, irremplaçables, une bonne partie des 7000 propriétaires de maisons inondées du Québec, devront aussi malheureusement, essuyer une perte de valeur de leur propriété. Bien que dans son nouveau programme d’aide aux sinistrés, le gouvernement du Québec offre une somme maximale de 200 000 $ aux propriétaires de maisons fréquemment inondées qui souhaitent aller s’établir ailleurs, cette somme est loin de couvrir la totalité de la valeur des propriétés dont le prix médian au Québec, s’établit à 245 000 $. Les prix sont beaucoup plus élevés pour les propriétés localisées dans ou près des grands centres. Par exemple, le prix médian des habitations dépasse les 400 000 $ dans la grande région de Montréal, c’est le double de l’aide maximale offerte par le gouvernement.

Perte de valeur


Bien qu’il soit difficile de quantifier avec précision la perte de valeur d’une maison inondée ou à risque, la majorité des observateurs s’entendent à dire que le risque perçu pas les acheteurs va fatalement faire chuter les prix. En se basant sur étude réalisée aux abords de la rivière rouge au Manitoba, publiée par le Journal of Real Estate Finance and Economics, on estime qu’une propriété qui a été inondée de manière importante une seule fois perd entre 3,5 et 12,2 % de sa valeur par rapport aux propriétés semblables qui n’ont jamais été touchées. Cette perte atteint les 14 % voire les 16 % dans le cas d’une seconde inondation même si elle est de moindre importante.

Localisation

La redéfinition des zones inondables annoncée par le gouvernement Legault fait aussi craindre une perte de valeur pour certaines habitations qui sont en ce moment localisées en zones non inondables et qui pourraient désormais être considérées à risques. D’autres habitations situées en zones dites à risque d’inondations sur une période qui s’échelonne entre 20 et 100 ans pourraient se retrouver en zones dites à risque sur une période de 0 à 20 ans, donc fortement sujettes aux inondations à répétition et de moindre valeur. Qui plus est, certaines habitations qui sont actuellement considérées hors risque, pourraient être désignées à risques, ce qui se traduirait par une baisse généralisée de la valeur des propriétés dans certains secteurs.

Transaction

S’il est clair que la valeur des habitations sinistrées en prend pour son rhume, on peut aussi se demander ce qui arrive à un acheteur qui a signé une récente promesse d’achat concernant une propriété inondée. En gros, il peut exiger que le vendeur remette la propriété dans l’état où elle se trouvait au moment où il a signé sa promesse d’achat. En d’autres termes, l’acheteur dispose d’une marge de manœuvre pour soit renégocier les termes de son offre soit l’invalider. La même logique s’applique au propriétaire d’une maison sinistrée qui avait signé une promesse d’achat pour une autre propriété. Il peut se tirer d’affaire à condition de s’être prévalu de la cause « offre conditionnelle à la vente de la maison de l’acheteur » qui est assez répandue dans ce genre de contrats.

Hypothèque

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Dans tous les cas de figure, certains propriétaires risquent de devoir rembourser des prêts hypothécaires pour des sommes supérieures à la valeur actuelle de leur maison. Cette question préoccupe d’ailleurs les prêteurs dont certains sont à pied d’œuvre pour évaluer les impacts dans le détail et adopter des mesures adéquates pour faire face à la situation de manière globale. Dans l’intervalle, certains pourraient se montrer plus réticents à accorder certains prêts, voire plus exigeants, dans le traitement des demandes de renouvellement d’hypothèques. Comme chaque prêteur y va de ses propres règles en fonction de son contexte d’affaires, on gagne toujours à comparer les offres hypothécaires. Le comparateur Kanetix.ca, ca est l’outil idéal pour ce faire. L’essayer c’est l’adopter.

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