Réduire le coût de son assurance habitation

Le redémarrage graduel des activités de certaines entreprises qui doit s’échelonner tout au long du mois de mai au Québec signifie que quelque 500 000 travailleurs et travailleuses vont troquer leur poste de travail à la maison pour celui du bureau, ou vont reprendre quotidiennement le chemin de l’usine ou du magasin qui les emploie.

Pour ceux et celles qui avaient demandé l’ajout d’une protection supplémentaire à leur assurance habitation pour assurer leurs outils de travail, l’heure est donc venue de rappeler leur assureur pour l’aviser d’un retour à la normale.

Pour aider à traverser la crise, certains assureurs ont augmenté temporairement et sans frais la limite d’assurance pour la perte de biens utilisés dans le cadre d’un travail à domicile, mais il ne faut surtout pas oublier de désactiver cette protection si elle est devenue inutile.

Surtout qu’il s’avère que le confinement a fait augmenter le niveau de risque pour les assureurs et que certains observateurs de l’industrie craignent une hausse des prix une fois les activités reparties.

Risques accrus

Deux spécialistes du monde de l’assurance interrogés par la Société Radio-Canada (SRC) expliquent pourquoi le fait de rester à la maison augmente le risque pour les assureurs.

Martin Boyer de la Chaire de recherche sur les régimes de retraite et d’assurance des HEC, est d’avis qu’une présence à la maison à longueur de journée, augmente les risques de débordement d’eau et d’incendie accidentel inhérents à une activité humaine plus importante.

On parle entre autres de plus grandes possibilités qu’un robinet soit laissé ouvert ou qu’un incendie soit déclenché accidentellement par une personne qui travaille à la maison.

Au Regroupement des cabinets de courtage d’assurance du Québec (RCCAQ), on fait observer que les risques habituels de sinistres découlant d’incendies et des pluies printanières n’ont pas diminué et qu’une présence plus soutenue à la maison fait augmenter les chances que les dégâts soient plus sévères en cas de sinistre.

C’est en partie ce qui fait craindre une augmentation du coût des assurances dans l’après-crise.

Payer moins cher

Les travailleurs et travailleuses qui vont aviser leur assureur qu’ils vont de nouveau quitter quotidiennement la maison pour se rendre au travail et donc, d’un retour à des conditions d’assurabilité habituelles, peuvent aussi vouloir réduire le coût de cette assurance particulièrement s’ils craignent une éventuelle hausse de prix.

Selon les spécialistes sus-cités auxquels le Bureau d’assurance du Canada (BAC) ajoute sa voix, le moment est idéal pour que ces propriétaires réévaluent leurs besoins en matière d’assurance habitation et, le cas échéant, demandent une rectification de leur contrat d’assurance.

Pour ce faire, il est préférable de procéder d’abord à l’évaluation de plusieurs paramètres notamment du montant qu’il reste à rembourser sur son prêt hypothécaire, de la valeur actuelle et anticipée de la propriété, etc.

Un assureur ou un courtier peuvent s’avérer d’une aide précieuse pour effectuer correctement cette évaluation.

Pour la majorité des propriétaires, leur propriété est le bien le plus important qu’il possède et les experts sont d’avis qu’il faut la protéger jalousement et adéquatement et surtout, qu’il faut éviter de la sous-assurer.

Pour réduire le coût de l’assurance, ils suggèrent plutôt d’augmenter le montant des franchises (sommes à débourser en cas de réclamation) au lieu de réduire le niveau de protection.

Payer encore moins cher

Or les assurances ne sont pas toutes égales, idem pour les impacts d’une augmentation de franchise sur les tarifs.

Si certains assureurs ont augmenté sans frais la limite des biens assurés pour aider les travailleurs et travailleuses à rester à la maison au cours du confinement, d’autres ont choisi de ne pas adopter de telles mesures.

C’est que chaque assureur évolue dans un contexte financier et commercial qui lui est propre et ils n’ont pas tous la même marge de manœuvre pour proposer des rabais à leurs clients.

Ceci confirme l’importance de magasiner ses assurances, comme le recommande entre autres l’Autorité des marchés financiers (AMF).

Pour évaluer l’impact d’une augmentation de ses franchises sur le prix de l’assurance et pour comparer différentes assurances, rien ne vaut le comparateur Kanetix.ca, qui sur une simple requête, affiche les meilleures offres d’assurance habitation des assureurs les plus renommés au Canada.

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